Connaître sa capacité de financement immobilier en un clic

Connaître sa capacité de financement immobilier en un clic

Alors que le marché immobilier du neuf avait tendance à s’embraser ces dernières années, certaines métropoles commencent à retrouver des prix plus raisonnables. Les taux de crédit de leur côté, poursuivent leur évolution baissière. Dans ce contexte, le web se présente comme un allié de taille : de nombreuses plateformes existent qui permettent de simuler le montant de ses mensualités d’emprunt. Découvrez comment connaître vos possibilités de financement pour choisir un bien immobilier adapté à votre budget.

Un site web fiable

Avant de prendre rendez-vous dans son établissement bancaire, le ménage désireux d’acquérir sa résidence principale ou d’investir dans l’immobilier locatif peut se faire une idée de sa capacité de financement en se rendant sur des plateformes dédiées à la simulation de crédit. Toutefois, il peut s’avérer complexe de se repérer dans le dédale que représente le web. Voici quelques adresses internet utiles pour monter votre dossier de financement gratuitement.

La calculette crédit immobilier de la Banque Postale

crédit immobilier

Cet outil de calcul en libre accès vous offre deux possibilités :

  • déterminer le montant de votre emprunt sur la base de la mensualité optimale pour votre budget,
  • fixer le montant de la mensualité qui correspond à l’emprunt que vous envisagez.

Après avoir entré les données qui vous concernent, vous obtenez les informations concernant l’impact de votre taux de crédit et celui de la durée du prêt sur vos mensualités. La Banque Postale peut également mettre à votre disposition un conseiller financier qui vous présentera une simulation personnalisée : il vous faut dans ce cas saisir une demande de prêt immobilier.

Laëtitia, qui habite Bordeaux, ne veut pas avoir à rembourser plus de 1.000€ par mois pour son crédit immobilier dans le cadre de l’achat de sa résidence principale, qu’elle convoite dans le quartier Bacalan. Après avoir déterminé son enveloppe de financement, la Calculette de la Banque Postale l’informe qu’elle pourra acquérir un bien d’un montant maximal de 259.070€ (taux d’intérêt : 1.20% / durée souhaitée de l’emprunt : 25 ans). Les intérêts de son emprunt seront de 40.929€, répartis mensuellement.

Le tableau d’amortissement de l’ANIL

L’Agence nationale pour l’information sur logement (ANIL) propose un outil différent de celui de la Banque Postale. Il est plutôt question, avec le tableau d’amortissement de l’ANIL, d’avoir une vision claire et détaillée des différentes dépenses inhérentes au prêt : capital, intérêts, prime d’assurance, TAEG, etc.

Pour approfondir son projet immobilier, Laëtitia réalise une simulation de prêt à taux fixe sur le site de l’ANIL. Elle y apprend que pour la somme de 259.070€ – somme maximale conseillée par la Banque Postale étant donné son envie de ne pas dépasser 1.000€ de mensualité – elle paiera 3.059€ d’intérêts la première année, 2.951€ la deuxième année, ce montant allant decrescendo jusqu’à la 25ème et dernière année de prêt (77€). Elle peut aussi connaître le montant annuel de son amortissement – c’est-à-dire la part du remboursement qui concerne le capital emprunté – ou encore son capital restant dû année par année.

2019 : des métropoles plus accessibles

immobilier paris

Si le marché de l’immobilier a connu des envolées spectaculaires ces dernières années, avec des hausse de +20% dans certaines villes comme Bordeaux, la flambée des prix du neuf semble s’atténuer depuis le début de l’année 2019, si l’on en croit les données de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI).

Bordeaux, archétype du retour à la raison

Dans la capitale girondine comme dans d’autres métropoles attractives (Toulouse, Nantes, Montpellier), la rareté du foncier, la hausse du coût de la construction, les élections municipales qui se préparent – et freinent les projets – ont enclenché un phénomène aigu de pression sur les prix de l’immobilier, du neuf en particulier. Néanmoins, les professionnels du secteur notent un “retour à la raison” comme en témoignent les données de la FPI : au 1er septembre 2019, les prix de vente dans la métropole bordelaises ont augmenté de +0.9% par rapport au 1er septembre 2018 alors que l’année précédente, la hausse était de +3.5% (1er septembre 2018 versus 1er septembre 2017).

“On a constaté des hausses record sur 2016 et 2017 dans le neuf avec des croissances des prix à deux chiffres, qui ont ralenti dès 2018” – Pierre Vital, président de l’Oiso (Observatoire de l’immobilier du Sud-Ouest), spécialisé dans le logement neuf.

Pour Thierry Guérin, président de la FNAIM de Gironde, ces tarifs extravagants ne pouvaient pas durer dans le temps. Bien que ce retour à une situation moins tendue augure la réapparition des négociations, il demeure épineux d’acheter un bien immobilier qui coûterait moins de 300.000€, que celui-ci soit neuf ou ancien.

Des taux de crédit toujours en baisse

Situation inédite, les taux de crédit ne cessent de baisser depuis des mois. Cela s’explique par le fait que la Banque centrale européenne injecte sur le marché, des liquidités qui permettent aux banques de prêter à des taux extrêmement avantageux. À l’heure actuelle, il est possible d’emprunter à un taux de 1.20% sur 20 ans là où les taux étaient plutôt de l’ordre de 5.30% en 2008. Certains courtiers en crédit parient même sur une baisse des taux à 1.05% sur 20 ans. Seule ombre au tableau pour les primo-accédants, la disparition annoncée du PTZ dans les zones B2 et C, qui devrait impacter le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes.

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