Les fintechs prennent du terrain au détriment des banques

Les fintechs prennent du terrain au détriment des banques

Depuis l’explosion du numérique, de nombreuses startups spécialisées dans la technologie financière ont vu le jour et commencent à inquiéter sérieusement les institutionnels, en raison de l’évolution exceptionnelle qu’elles enregistrent chaque année.

C’est au palais Brongniart, à Paris, que quelques-uns de ces nouveaux venus du monde de la finance œuvrent pour développer leurs activités.

Les fintechs s’attaquent aux différents maillons de l’industrie bancaire

Depuis quelques années, les fintechs prennent d’assaut tous les maillons présents dans la chaîne de valeur de l’industrie bancaire. S’ils ont déjà pris du terrain dans le commerce de détail, la finance, la presse, la musique et ces entreprises veulent dominer à tout prix dans les moyens de paiement et cela, en mettant les nouvelles technologies à l’honneur. D’un côté, Google sort son Google Wallet et d’autre part, la marque à la pomme (Apple) souhaite développer son Apple Pay.

Au Japon, Rakuten, un acteur célèbre dans le commerce en ligne est entré dans le domaine du crédit à la consommation et de la gestion de titres financiers, tandis qu’Orange Money commence à se substituer aux banques en Afrique et propose des produits d’épargne, assez intéressants.

De nombreuses innovations

banque

Pour prendre du terrain, les fintechs misent grandement sur les innovations et proposent à leurs clients, différentes possibilités qu’ils ne pourront obtenir, dans un circuit bancaire classique.

Nickel, une entreprise cocréée par Hugues le Bret, l’ancien directeur de la communication de la Société Générale, a mis en place un compte destiné aux exclus du système bancaire. Ce compte peut être ouvert auprès des débitants de tabac et permet de réaliser des transactions en temps réel. Mis à part la facilité d’accession, cette solution imaginée par Nickel offre aux clients, la possibilité de réduire considérablement les dépenses au niveau des frais. En effet, il faut compter entre 20 et 50 € par an pour ce nouveau compte, contre 145 € approximativement, pour un compte bancaire traditionnel.

Pour information, le crowfunding a connu un essor considérable, entre 2012 et 2014. Si ce système de finance participative a permis de récolter près de 2,7 milliards de dollars en 2012, cette somme a atteint 16,2 milliards de dollars en 2014. Bien entendu, il n’a pas encore réussi à atteindre les milliers de milliards de dollars d’encours des crédits bancaires des pays du Nord, mais sa croissance fascinante laisse présager que ce type de financement occupera une place prépondérante, dans un avenir proche.

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