Les Suisses ont voté pour la limitation de l’immigration
En assistant à la forte croissance des immigrés ces dernières années, les Suisses ont décidé de voter pour la limitation de l’immigration afin de contrôler les entrées dans le territoire helvétique. Apparemment, son adhésion pour la libre-circulation dans l’Europe appliquée depuis 2002 ne lui convenait pas.
La classe politique a accueilli cette décision comme un désaveu vis-à-vis des relations que la Suisse entretienne avec l’Europe. La presse européenne avait son mot à dire face à la situation, elle se dit « sonnée après la gifle » du succès de ce référendum sur l’immigration. Elle s’interrogeait surtout concernant les relations de la confédération Suisse avec l’Union Européenne et la presse de Suisse normande.
Un référendum réussi
Intitulé « contre l’immigration de masse », le référendum s’est déroulé avec succès pour aboutir à un « oui » à une courte majorité de 50.3%. En 2013, 23,5% de la population en Suisse sont des étrangers, les plus nombreux étaient les Italiens et les Allemands, ensuite, s’en suivent les Portugais et les Français.
Aujourd’hui, l’UDC se félicite d’avoir rejeté la libre-circulation pour pouvoir enfin, gérer les immigrations. Cependant, la Commission européenne a vite regretté son approbation à l’égard des Suisses visant à introduire des quotas d’immigration, elle a averti qu’elle « examinera les implications de cette initiative sur l’ensemble des relations entre l’UE et la Suisse ».
Le peuple Suisse, ferme dans ses décisions
Didier Burkhalter, responsable de la présidence tournante de la Confédération a souligné que : « Le peuple est souverain (…) le système est sain qui n’oblige pas la population à suivre des autorités politiques qui auraient des compétences démesurées. » même s’il reconnaît que les Suisses ont fait l’objet d’un désaveu de la politique du gouvernement.
De son côté, la France a salué « la lucidité du peuple Suisse », elle qualifie d’ailleurs ce scrutin, comme étant un tournant positif. Quant au ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, il estime que ce vote est en mesure de « créer de nombreuses difficultés pour la Suisse dans beaucoup de domaines ».


