Cote d’Ivoire: l’exploitation de l’or au détriment des enfants
Le métal jaune a toujours suscité l’intérêt de l’homme. L’exploitation de l’or est une pratique millénaire qui se transmet encore de nos jours. Malheureusement, l’orpaillage dispose d’un côté sombre où des enfants mettent la main à la tâche. En effet, la Côte d’Ivoire est victime d’exploitation enfantine au profit des grandes firmes mondiales. Face à cette triste réalité, le gouvernement ivoirien cherche à identifier la cause pour trouver une solution adéquate.
Des conditions de vie malheureuses

La Côte d’Ivoire est un pays où l’exploitation minière est importante. Assaillis par la pauvreté, les habitants tentent, bien que mal de trouver un minimum de travail pour survivre. Les enfants sont également concernés par cette vie de misère, et préfèrent travailler pour gagner un peu d’argent. Pour cela, ils délaissent les cahiers et les stylos pour piocher dans les mines. Il est à noter que la mine se trouve tout au fond de l’immense forêt de 15 000 hectares qui jouxte leur village.
Chaque jour, ces enfants âgés de 12 ou 13 ans manient les pioches pour espérer trouver le métal éclatant tant convoité : l’or. Après des heures de recherches, ils repartent avec deux grammes d’or environ, qu’ils vont donner à leurs parents. Ces derniers trouveront, ensuite, des acheteurs pour avoir un peu d’argent pour vivre.
« La recherche de l’or constitue notre activité depuis plus de deux décennies. Autant des enfants aident leurs parents dans les travaux champêtres, autant les nôtres nous accompagnent dans les mines. C’est de cela que nous vivons », justifie Salif Cissé, père d’un des petits mineurs.
« Nous ne refusons pas d’envoyer les enfants à l’école, mais il faudrait avant que les infrastructures soient disponibles », tente-t-il de nuancer. Devant ces affirmations, le gouvernement ivoirien lance un appel de retrait des enfants dans les mines. Toutefois, cela limitera-t-il le travail infantile ? Des actions de réhabilitation et de réinsertion scolaire seraient les bienvenues afin de freiner ce phénomène, d’autant plus que selon certaines études, ils seraient plus d’un million à avoir abandonné l’école pour aider leurs parents..

