Le virus Fanny, implanté par la NSA dans les disques durs
Après avoir révélé le cyberbraquage de banques en début de semaine (voir le rapport Kapersky sur ce sujet), la société de sécurité Kaspersky vient de détecter un système d’espionnage implanté dans des disques durs destinés à des pays à risques comme les Etats-Unis, l’Iran et le Pakistan. D’après l’agence américaine de sécurité, il s’agit d’un virus sous le nom de Fanny, voire un ver informatique installé au cœur de plusieurs machines vers les années 2000. Il se niche dans l’ordinateur afin de déjouer tous les antivirus potentiels.
La NSA serait son constructeur
D’après Kaspersky , ce virus serait une arme de cyberespionnage mis au point par la NSA vers les années 2008 dans le cadre du fameux programme PRISM (en savoir plus).
La NSA l’aurait intégré dans de nombreux disques durs construits par plusieurs marques ou usines américaines sur le territoire, entre autres, IBM, Samsung, Western Digital, Toshiba, Seagate et bien d’autres. Les ordinateurs étaient vendus par la suite à des pays sensibles tels que l’Iran, le Pakistan, la Russie, la Syrie, l’Afghanistan ou encore la Chine.
Fanny, un véritable système d’espionnage très élaboré
En installant Fanny au cœur de ses machines, la NSA avait pour but d’accéder à des entreprises de communication, des organisations islamistes ainsi que dans des banques dites « à risques ». Pour introduire ce ver informatique, elle s’est servie d’un micro-logiciel des disques durs afin de rendre indétectable tout l’ensemble. La NSA a particulièrement ciblé les ordinateurs non connectés à Internet, rendant ainsi l’espionnage numérique plus difficile. Par ailleurs, l’utilisation de Fanny n’est pas tout à fait évidente, mais il avait surtout pour mission de recueillir les données tout en surveillant les échanges.
Face à la révélation de Kaspesky, la NSA dément être derrière ce programme qui a pourtant des points communs à Stuxnet, un programme attribué à l’agence américaine et à Israël, mis au point par Edward Snowden. En outre, il semblerait que le renseignement américain ne serait pas le seul à avoir utilisé cette stratégie afin d’espionner ses ennemis.


